samedi 10 avril 2010

L'As de Tahar Ouettar


Dans le maquis algérien, un groupe de révolutionnaire entreprennent des actions contre l'ennemi Français, leur chef est Zaidane. Son fils l'As, son frère Hammou ainsi que des anciens officiers algériens déserteurs de l'Armée française font parti de cette guerrila. Jusqu'au jour ou un Cheikh avec des ordres du Caire, fait son apparition au maquis, et perturbe la quiétude des combattants de la révolution.

samedi 9 janvier 2010

Le dernier été de la raison de Tahar Djaout


Dernier livre de Tahar Djaout. Boualam Yekker, un libraire abandonné par sa femme et ses deux enfants à cause de son manque de foi, vit au milieu d'un peuple métamorphosé sous les prêches des nouveaux maitres de la ville. Ce passionné de lecture devient donc un danger pour le dogme et reçoit même des menaces de morts. Son courage face à l'intégrisme, sa détermination face à la pensée unique et sa foi dans les livres, ainsi que ses souvenirs de jeunesses lui permettront de surmonter la folie humaine qui gagna ce pays qui "chasse ses enfants" comme disait un proverbe de sa région.

lundi 21 décembre 2009

La ceinture de l'ogresse de Rachid Mimouni


Nouvelles de l'Algérie des années 70 et 80, sur la bureaucratie, sur l'espionnage, sur les combattants de la droiture, ceux qui veulent que le jardin publique survive, ceux qui croient fermement pouvoir faire de la soie dans les règles de l'art, ceux qui croient naïvement à la démocratie et ceux qui résistent au hordes de jeunes en offrant à des familles un lieu paisible sur les plages sablonneuses d'El Karma. Des nouvelles touchantes sur ces moments historiques et malheureux du passage vers la décadence.

lundi 9 novembre 2009

Les Hommes qui marchent de Malika Mokeddem


Ce roman autobiographique est l'histoire des jeunes algériennes qui vécurent une partie des plus difficiles de l'histoire d'Algérie en terme de changement de mentalité: l'indépendance. Leila, cette jeune étudiante douée de Knadsa est une combattante de tout les instants à l'image de son aieul Bouhaloufa. À sa naissance car son père voulait un garçon, à l'école française car elle était une des seule arabe de la classe, à l'école algérienne de l'indépendance, car à son age les filles se mariaient et n'allaient plus à l'école, dans ses amours, car aimer un français était interdit, autant qu'un algérien kabyle, dans la rue, car elle refusait de mettre l'haik typique de sa région...etc. Mais son père Tayeb et sa grand mère Zohra croyait en elle, et l'encourageait dans les moments les plus durs, ainsi que son oncle Khelil, la sagefemme de sa mère La Bernard, sa tante ex-prostitué Saâdia, Portalès, sa première éducatrice, sa directrice...car tous mettaient leurs désir de changement de mentalité dans cette combattante meurtrie par une société séculaire, patriarcale, prisonière des tabous et des non-dits. Leila, deviendra médecin comme le souhaitait tous, mais choisira l'exil d'outre mer au combat du terrain...pour enfin reprendre la lutte par ses livres

dimanche 18 octobre 2009

La colline oubliée de Mouloud Mammeri


Mokrane, fils de Ramdane et de Melha, vit à Tasga. Reçu comme femme Aazi, qui n'enfanta pas pendant plusieurs année. Sous le poids de la tradition, et pendant de son mari immobilisation pour la guerre, Aazi est invitée à rentrer chez Lathmas sa mère par Ramdane, le père de son époux Mokrane. Mais pendant son absence, Mokrane apprend que sa femme porte son enfant: Aouda. Fou de rage, pendant une permission, il tente de traverser à pieds le col qui sera sa dernière demeure. Aazi, dans son deuil, est convoité par Meddour, mais Menach et Ouali, les meilleurs amis de Mokrane veillent sur la veuve. Aazi malade, son bébé est allaité par Kou, femme d'Ibrahim, qui pour subvenir à sa progéniture, doit hypotéquer des terres ancestrales et partir au sud travailler. Dans ce village juché au flanc de montagne, la signification d'être kabyle prend toute son ampleur. Les destins se nouent et se défaient sous le poids de la tradition, de la dureté de l'hiver, de l'entraide, de l'amitié et de l'amour.

Le prophète de Khalil Gibran



L'histoire qui peut ressembler à celle d'Ulysse, est un regroupement de maximes et de conseils de la vie, à jamais d'actualité. On parle de l'amour, de la mort, du travail, de la famille, des amis, de la jalousie, de la haine, de la beauté et du partage. À lire et à relire.

mardi 13 octobre 2009

Cette aveuglante absence de lumière de Tahar Ben Jelloun

10 juillet 1971, des militaires débarquent au palais royal de Skhirate dans une tentative de coup d'état. L'opération est avortée, le roi est sain et sauf, mais le cauchemar commence pour les putschiste. La prison de Knitra pour commencer et le bagne de Tazmamart pour finir. Les survivants sont rares, mais les vivants feront honneur au mort en racontant leurs histoires. Tel est le cas de notre héros, Salim, lieutenant au départ des camions de la base d'Ahermoumou, et prisonier survivant d'un bagne qui n'a jamais existé....L'histoire est celle de dix huit années dans l'obscurité, de pain rassis comme seul repas durant toutes ces années, de la folie, de la faim, de la solitude, de la maladie, de l'amitié, de la mort, de la peur, de la survie et finalement....de la vie.